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> Guide 2017 : "LE CHOIX D'UNE TRUELLE ARHEOLOGIQUE"

Préambule ...

Depuis la création de leur discipline, les achéologues ont utilisé des "truelles de maçon". Sur plusieurs points, ces truelles ne sont absolument pas adaptées à une utilisation en archéologie.

Conscient de la gravité de ce problème,, Strati a travaillé dès sa création en 1989, à la fabrication d’une véritable truelle d’archéologue.

Beaucoup d’énergie, de temps et d'argent ont été investis dans la réalisation de prototypes afin de cerner les points importants et définir les priorités.

En 1998, une truelle « idéale » était forgée dans les Pyrénées-Orientales, haut lieu de la métallurgie…. le rêve prenait forme !

En 2012, une première étape fondamentale était franchie.  A force d’acharnement, Strati, en partenariat avec la société Battiferro di Maniago, développe la première truelle archéologique avec le manche à 90°, dans le prolongement de la lame.

 La truelle Pi2 était née créant ainsi une rupture radicale entre la truelle de maçon et la truelle d'archéologue.

Depuis le 1er janvier 2016, Strati ne vend plus de truelle de maçon: à chaque profession ses outils !

Moralité, si un jour vous diparaissez au fond d'un sondage ... grâce à votre truelle Pi2, les archéologues du XXIVe siècle pourront ainsi vous caractériser ... quitte à se retrouver dans la vitrine d'un musée, autant que ce soit avec la bonne étiquette !

 

1/ La forme de la lame :

 

1.1 Les truelles forme losange

Cette forme est la plus sollicitée par les archéologues. Elle permet au maçon travaillant la brique de pouvoir d'un coup sec casser une brique en deux... d'où la filière Britannique, pays du tout en brique !
Tous les fabricants propose cette forme de différentes tailles et épaisseurs.

  1.2 Les truelles forme goutte d’eau

Ce sont  des "langues de chat"  pointues. A taille égale avec une truelle en losange, la forme « goutte d'eau » vous offre une plus grande surface d’action. Les arrières arrondis évitent notamment au fouilleur néophyte d'attaquer les couches avec les angles vifs présents sur les losanges et les triangulaires.

  1.3 Les truelles forme triangulaire

A  taille égale, les truelles triangulaires ont la plus grande surface d’action en décapage . Les angles vifs permettent de bien inciser les sols durs ... mais attention aux bêtises !

 

2/ La longueur de la lame :

Pour une bonne utilisation en archéologie, la longueur de la lame doit être comprise entre 7 cm et 13 cm. Une taille inférieure à 7 cm est souvent inadaptée, vous lui préférerez une spatule. Au dessus de 13cm de longueur, vous vous fatiguez inutilement, il vaut mieux utiliser une raclette.  Les truelles de 7cm sont l'apanage du chef ! car elles sont très pratique à ranger dans la poche…

Nous vous conseillons d'opter pour une truelle de 11 ou 13cm car au fil du temps votre truelle vas rétrécir à force de gratter le sol !

 

3/ L’épaisseur de la lame :

 

Celle-ci dépend du substrat à fouiller :
Une lame mince est "sonore". Dans les sols humides, argileux, sableux, les vibrations transmises par la lame vous indiqueront les changements de couches. En contrepartie, dans les zones empierrées, elle s’usera plus rapidement.

Une lame épaisse est "sourde", transmettant moins les vibrations, donc vous aurez du mal à « entendre» les couches. En revanche, son épaisseur est un atout déterminant pour fouiller des zones empierrées.

 

4/ Le choix d'un manche :

 

Incontestablement, le choix du manche est  souvent aussi important que celui de la lame.

  4.1 L’inclinaison du manche :

Pour une utilisation optimum, le manche doit être dans le prolongement de la lame et donc de votre main.  Ainsi, votre geste sera précis et naturel.

Les truelles de maçon ont une inclinaison du manche destinée à éviter que le mortier glisse vers  la pinte de la truelle lors des manipulations..

  4.2 Les différents matériaux :

    4.2.1 Les manche bi-matière

Ils ont comme avantage de minimiser le risque de dessolidarisation entre le manche et la soie (partie métallique à l'intérieur du manche) !  Atout particulièrement déterminant si l'on fouille au sud de la Patagonie....et que le premier marchand de truelles sérieux est à 6000 kms !

Car, comme vous l'avez tous constaté un jour, une fois que le manche tourne, votre truelle est bonne pour le ferrailleur !

    4.2.2 Les manches bois

 Atout  principal, leur "toucher" naturel particulièrement confortable et chaleureux. L'harmonie bois/métal est incontestable et la patine du temps ne manquera pas de donner une âme à votre truelle  !!! 

    4.3/ Le diamètre du manche

Ce paramètre n'est hélas pas pour le moment un critère pour les fabricants !  Mais, en général, les manches bi-matière sont plus gros que les modèles en bois.

 

5/ Le choix de la garde :

La garde est la partie faisant la jonction entre la lame et le manche. Chaque fabricant  a développé une garde propre à ses truelles.

Plus la garde est courtes, plus vos phalanges sont près du sol et donc risquent de s'égratigner. Par contre, plus la garde est longue, plus vous vous fatiguerez en raclant les sols durs.  Pour rassurer les nouveaux venus,  après quelques jours de terrain, votre main aura trouvé son rythme !

La garde WHS est plutôt "longue" et trapue, ce qui lui confère une sensation de robustesse.

La garde Master et Strati  est "courte" et d'un diamètre standard.

La garde Marsalltown est intermédiaire et plutôt fine.

 

Bonnes fouilles à tous ...

 

de la part d'un archéologue qui n'a hélas, jamais fouillé avec un truelle digne de ce nom... dans les années 80, nous disposions uniquement sur les chantiers de truelles soudées, langue de chat, de 16cm  !